Les Betis sont un groupe ethnique descendant des bantous : Nanga serait leur ancรชtre dโorigine bantou. Il aurait eu des descendants :







les Ewondos (Mfoundi), les Bulus (Ebolowa, Sangmรฉlima), les Mvรฉlรฉs (Sanaga), les Bene (Nyong) โฆ
๐๐ ๐ฃ๐ค๐ข ๐ฝ๐๐ฉ๐ ๐รฉ๐ง๐๐ซ๐๐ง๐๐๐ฉ ๐๐ ๐ฃ๐ฉ๐ ๐๐ค๐ฃ๐ฉ ๐๐ก ๐๐ค๐ฃ๐จ๐ฉ๐๐ฉ๐ช๐
๐ก๐ ๐ฅ๐ก๐ช๐ง๐๐๐ก, ๐ฃ๐ฉ๐ ๐จ๐๐๐ฃ๐๐๐๐๐ฃ๐ฉ ๐จ๐๐๐๐ฃ๐๐ช๐ง. ๐๐๐จ ๐ฝ๐๐ฉ๐s ๐จ๐ค๐ฃ๐ฉ ๐๐ค๐ฃ๐ ๐ช๐ฃ๐ ๐จ๐ค๐๐รฉ๐ฉรฉ ๐๐ ๐จ๐๐๐๐ฃ๐๐ช๐ง๐จ.



Ici, tous les hommes sont รฉgaux. Dans le passรฉ, il nโy avait donc pas de chef chez les Betis. Cependant, il existait un chef spirituel, dรฉtenteur dโun pouvoir magique, qui รฉtait le ๐๐จ๐ฆ๐ฅ๐จ๐, ๐๐ฌ๐จ๐ฎ๐ณ๐จ๐ sโil sโagissait dโune femme.


Le nom dโun individu chez les Beti est trรจs important, il peut รชtre le nom dโune bรชte par rapport ร ses capacitรฉs, dโun arbre, dโune herbe par rapport ร ses vertus, dโun รฉvรฉnement ou tout autre chose. Il est composรฉ en premier du patronyme, en second du nom du pรจre (ou de la mรจre dans les foyers polygames), et enfin du nom dโappel, tirรฉ de la nature. Les Beti ont รฉtรฉ de grands guerriers, et en ont gardรฉ un sentiment dรฉveloppรฉ de noblesse. Les Betis sont traditionnellement sรฉdentaires, agriculteurs, forgerons,โฆ


Chez les Bรฉtis, la prรฉรฉminence est basรฉe sur la filiation, et dรฉterminรฉe par la sรฉnioritรฉ. La prรฉsรฉance est donc reconnue ร lโaรฎnesse (Ntol). Mais bien que la sรฉnioritรฉ crรฉe lโautoritรฉ dโune maniรจre automatique, cette derniรจre
est limitรฉe, souvent menacรฉe par le principe qui veut que le plus capableยป soit le plus influent. Et souvent aussi, lโautoritรฉ dont bรฉnรฉficie lโaรฎnรฉ paraรฎt soumise ร un contrรดle efficace. Ainsi, ce nโest que lorsque son รฉquitรฉ et lโefficacitรฉ de son pouvoir dโexรฉcution รฉtaient reconnus que le Nyร moro (lโainรฉ) devenait chef dans sa zone dโinfluence.
Au cas oรน le pouvoir nโest pas basรฉ sur la sรฉnioritรฉ, ou alors si lโaรฎnรฉ est incapable de gouverner, dโautres รฉlรฉments peuvent
confรฉrer le statut de leader dans la sociรฉtรฉ Beti ร tendance รฉgalitaire :


sont dโautres qualitรฉs que doit rรฉunir un individu pour prรฉtendre au leadership dans la sociรฉtรฉ Beti. Lโart de gouverner est pour lโessentiel le maniement du langage, car le don oratoire permet sans aucun doute de convaincre son auditoire.


Ainsi, le chef est, chez les anciens Beti, celui dont la communautรฉ attendait les plus รฉminents services. En effet, le chef chez les Beti doit se montrer akร b ; mot ร mot partageur , qualitรฉ souvent associรฉe au mot mgba : sociable, affable. La richesse quโil a acquise, il doit la redistribuer, et dโabord ร ses descendants ; mais aussi, bien quโil ne soit liรฉ lร par aucune obligation dรฉfinie, on sโattend ร ce quโil fasse profiter ses pรจres, ses frรจres, ses voisins, voire lโรฉtranger de passage ร qui il donnera une large hospitalitรฉ. Il est le premier du pays, celui chez qui on est sรปr de trouver toujours ร manger, et vont profiter ร plus forte raison de sa richesse ceux envers qui il a des devoirs prรฉcis : beaux-parents et neveux par exemple.

La sociรฉtรฉ Beti, par ce jeu de force plus ou moins antagoniste, variable en intensitรฉ selon les conjonctures, est prรฉservรฉe ร lโencontre de toute concentration excessive de pouvoir ; cela explique quโelle nโait pas permis, malgrรฉ son caractรจre de sociรฉtรฉ militaire conquรฉrante, lโapparition dโune fรฉodalitรฉ au moins rudimentaire. Le pouvoir, rigoureusement contrรดlรฉ ne sโest organisรฉ quโau niveau des unitรฉs rรฉduites -village ou groupes de villages parents ou voisins.
Au regard des รฉlรฉments ci-dessus prรฉsentรฉs, on peut dire que le leadership dans le contexte Beti-Fang peut sโaccommoder du modรจle paternaliste du pรจre protecteur oรน le pouvoir est au service de ceux sur qui il sโexerce : pouvoir altรฉro-centrรฉ et oรน il y a recherche dโun รฉchange รฉquilibrรฉ.
Les valeurs Bรฉtis
Lโidentitรฉ et la culture de lโhomme Bรฉti voulaient que :













A-t-il vรฉcu conformรฉment aux valeurscitรฉs plus haut, alors, lors de son deuil, on lui joue lโ ยซ Esani ยป qui est la mรฉmoire des valeurs spirituelles du peuple Beti, le chemin ร suivre laissรฉ par les ancรชtres pour cรฉlรฉbrer lโexemple, le modรจle dโhomme, le mรฉrite, le hรฉros Beti(hรฉros parce quโil fut un exemple pour les autres) qui doit rentrer vers Zamba nom donnรฉ ร Dieu. Car Zamba inya abรซlรซ (cโest ร Lui que tout appartient). Qu’est t’il de leur rationalitรฉ รฉconomique ?